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our créer et développer une entreprise, il faut un minimum d'argent. C'est pourquoi il faut parfois s'associer avec d'autres ou faire appel à l'épargne de proximité. Les amis, la famille, les relations peuvent tous participer à la création ou à une augmentation de capital.
Non seulement ils font une bonne action, mais en plus, ils peuvent bénéficier d'une déduction fiscale. Sans vouloir devenir un business angel, chacun d'entre nous a intérêt à mettre quelques "billes" dans une jeune société en faisant du capital-risque. Plutôt que de laisser dormir son argent à la banque avec un taux de rentabilité dérisoire, il vaut mieux l'investir dans une PME avec laquelle on pourra, si elle marche bien, réaliser de meilleures plus-values qu'en Bourse. Les petites et nouvelles entreprises sont celles qui créent le plus d'emplois et de valeur ajoutée. Elles ont des taux de croissance exceptionnels même si le risque est plus grand.
Rien ne nous empêche de faire comme les fonds d'investissement, mais à une plus petite échelle, une échelle humaine. Il suffit de mutualiser en investissant de petites sommes sur plusieurs sociétés. Sur 10 entreprises où un fonds investit, il n'y a que 20 % d'entre elles qui meurent, 60 % produisent un excellent rendement à terme, de l'ordre de 20 % annuel, et 20 % rapportent énormément en multipliant la mise initiale par 10, voire plus.
Ce n'est pas l'argent qui manque le plus dans notre économie, ce sont les hommes et les idées qui nous font le plus défaut. Il y a donc nécessité de posséder suffisamment de fonds propres pour amorcer la pompe sans minimiser les besoins en fonds de roulement. Une entreprise se doit de faire des bénéfices et de gagner de l'argent pour de nombreuses raisons.
D'abord, il faut pouvoir rémunérer l'argent investi à travers des dividendes pour fidéliser les actionnaires et leur donner envie de participer à des augmentations de capital. Ensuite, il est nécessaire de pouvoir constituer des réserves légales, conventionnelles ou tout simplement destinées à renforcer ses fonds propres.
Il faut également financer la croissance et être en mesure d'investir dans la recherche et le développement. Il est nécessaire encore d'être en mesure de faire face à un coup dur ou une année difficile sans devoir déposer le bilan. Enfin, c'est le meilleur moyen d'inspirer confiance à des tiers, clients et fournisseurs, comme aux banquiers. Il est plus facile d'emprunter ou d'obtenir des facilités de caisse auprès d'un banquier quand on gagne de l'argent.
Pour décrocher des financements externes face à une croissance forte et durable, il faut montrer que l'on est capable d'assumer ses engagements et ses remboursements. L'argent permet de faire tout cela mais aussi de redistribuer de la richesse à ceux qui contribuent à la créer, c'est-à-dire les salariés et collaborateurs permanents. L'argent est donc un flux nécessaire à la bonne marche d'une entreprise, mais il n'est pas suffisant. On ne fait pas de l'argent pour faire de l'argent. On fait de l'argent parce que l'on a un objectif et une mission qui donnent du sens à la communauté humaine qui participe à l'entreprise.
C'est pour atteindre cet objectif que l'argent devient un moyen et non une fin. C'est pour cela que l'argent n'est pas une finalité en soi. Toutes celles et ceux qui le comprennent peuvent entreprendre et réussir dans le monde d'aujourd'hui.